Historique

image STATION DE COURBATON - PREMIERS VIRAGES DES 1961

Courbaton ou le précurseur des Arcs ?

Contrairement à de nombreuses anciennes stations (Alpe d'Huez, Chamonix, Val d'Isère, Valloire...) l'histoire du ski sur la commune de Bourg Saint Maurice/Hauteville Gondon se décline en deux parties : avant et après 1968, ou tout simplement l'avant et l'après Arc 1600 ! Intéressons nous à la première période, aux premières glissades, aux premiers aménagements humains et touristiques de 1961 à 1968 au dessus de Bourg Saint Maurice.



Le Domaine Skiable de Bourg Saint Maurice / Courbaton :

De 800m (pied du funiculaire aujourd'hui) au sommet des Deux Têtes ou de l'Arpette, le domaine s'est déjà developpé entre le pont de Montrigon à 800m jusqu'au plateau de Pierre Blanche, où quelques années plus tard, la station que l'on connait aujourd'hui d'Arc 1600 a été construite.



La liaison entre Bourg Saint Maurice et le plateau se faisait par l’intermédiaire de deux télésièges 2 places, appelé Les Granges (Bourg- Les Granges) et Courbaton (Les Granges- Plateau de Pierre Blanche) Il existait bien sûr des pistes qui descendait jusqu’aux Granges et aussi jusqu’au pont de Montrigon, à 800 mètres d’altitude ! Sur la partie supérieure du domaine, de nombreux téléskis avaient été installés. On peut noter le téléski des Têtes, qui partait à côté de l’Hôtel Béguin et qui montait tout droit dans la forêt jusqu’à l’arrivée actuelle du téléski actuel des Deux Têtes. Deux autres téléskis permettaient d’atteindre le plateau de l’Arpette. Ils se nommaient Cachette. Il permettait de rejoindre les pistes de très haute altitude à l’époque, l’altiport qui a disparu et le télésiège 2 places de l’Arpette (aujourd’hui Clair Blanc) qui montait sur l’Arête de l’Arpette. Information interprétée : il existait un télésiège qui s’appelait Arête, mais il parait que celui n’a jamais existé… Mon interprétation se prolonge, car je pense que cette remontée était le télésiège de l’Arpette, peut être renommé après. Sur certain plan, le TS de l’Arpette aurait été créé en 1968, mais la SMA le date de 1964. Or Roger Godino, dans son ouvrage « Construire l’Imaginaire » précise qu’il existait une remontée vers l’altiport car il invitait les autres directeurs des stations comme Courchevel et des célébrités à venir skier aux Arcs et ces invités skiaient sur le secteur de l’Arpette. Très confus tout ça ! Sur le plateau de Pierre Blanche, quelques remontées existaient déjà. On peut noter le double téléskis des Charmettes, le baby du Biolley et le Baby de 1600.



Quelques dates à retenir :

Décembre 1961 : construction des télésièges 2 places Pomagalski de Courbaton et des Granges
Décembre 1962 : construction des téléskis Pingon du Biolley, des Têtes et de la Millerette (appelé Courbaton)
Décembre 1964 : fusion des communes de Bourg Saint Maurice et Hauteville Gondon ; création de la SMA
Décembre 1964 : construction du télésiège 2 places Pomagalski de l'Arpette
Décembre 1967 : construction des téléskis Pingon de la Cachette et des Charmettes
Décembre 1968 : ouverture d'Arc 1600. Naissance officielle des Arcs !!!

Les principales remontées mécaniques :

Le télésiège des Granges : il reliait le pont de Montrigon aux fermes des Granges à 1200m d'altitude.
Constructeur : Pomagalski
Année de construction : 1961
Année de démontage : 1974
Débit horaire : 600pers/h





Le télésiège de Courbaton : sa gare de départ était située au même endroit que la gare d'arrivée du TS Granges et permettait de rejoindre le plateau de Pierre Blanche à 1700m d'altitude.
Constructeur : Pomagalski
Année de construction : 1961
Année de démontage : 1988
Débit horaire : 600pers/h





Le téléski des Deux Têtes : il partait à côté de l'hôtel et arrivait entre les deux rochers, à 2300m d'altitude...
Constructeur : Pomagalski (le seul téléski Poma aux Arcs jusqu'à la disparition de Pingon)
Année de construction : 1962
Année de démontage : 1976
Débit horaire : 500pers/h



Le téléski du Biolley : sur le plateau de Pierre Blanche, il permettait de skier sur une zone facile et bien enneigée
Constructeur : Pingon (avec des pylônes en forme de "V")
Année de construction : 1962
Année de démontage : 1990
Débit horaire : 600pers/h



EVOLUTION DU DOMAINE DEPUIS 1961:
1961-1962 :
Construction du télésiège de Courbaton, 2 places par Pomagalski
Construction du télésiège des Granges, 2 places par Pomagalski


1962-1963 :
Développement sur le plateau de Pierre Blanche :
Construction des téléskis du Biottey, des Têtes (Pomagalski ) et de la Millerette (appelé Courbaton)


1964-1965 :
Fusion des communes de Bourg Saint Maurice et de Hauteville Gondon
Construction du télésiège de l'Arpette, 2 places par Pomagalski


1967-1968 :
Développement sur le plateau de Pierre Blanche :
Construction des téléskis de Cachette 1 et Charmettes 1


1968-1969 :
Ouverture de la station d'Arc 1600
Construction du téléski de Comborcière, par Pingon
Construction du téléski de Vagère 1, par Pingon
Construction du téléski du Clocheret, par Pingon
Construction du téléski du Tommelet, par Pingon
Construction du téléski de la Bottière, par Pingon
Construction du téléski de Baby 1600


1969-1970 :
Construction du téléski de Pierre Blanche, par Pingon
Construction du téléski de Grand Col 1, par Pingon
Construction du téléski du Plan Vert 1, par Pingon


1970-1971 :
Construction des téléskis des Plagnettes 1&2, par Pingon
Construction du téléski de Charmettes 2, par Pingon
Construction du téléski de Cachette 2, par Pingon
Construction du téléski du Signal, par Pingon
Construction du téléski du Grand Col 2, par Pingon


1972-1973 :
Construction du télésiège du Gollet, 2 places par Pomagalski
Construction du téléski Côte 3000 (au col du Grand Col) par Pingon : la barre des 3000 est atteinte


1973-1974 :
Construction des téléskis des Marmottes 1&2 par Pingon
Construction du téléski du Col des Frettes par Pingon


1974-1975 :
Construction du téléphérique des Arcs, capacité de 68 places entre Bourg et Arc 1600 par Gérétti et Tanfani
Construction du télésiège du Carreley, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Chantel, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Col des Frettes, 3 places par Pomagalski
Construction du téléski de Vagère 2 par Pingon


1975-1976 :
Construction du téléski des Lauzières 1 par Duport (Jardin d'enfant d'Arc 1800)


1976-1977 :
Construction du télésiège du Mont Blanc, 3 places par Pomagalski (avec une gare intermédiaire au niveau de l'hôtel Beguin)
Démontage du TK des Têtes


1977-1978 :
Construction du téléski du Charvet par Pingon


1978-1979 :
Construction du télésiège du Bois de l'Ours, 3 places par Pomagalski
Construction du téléski des Deux Têtes par Pingon
Construction du téléski des Lauzières 2 par Pomagalski (Jardin d'enfant d'Arc 1800)
Construction du téléski des Lac Marlou 1&2 par Pingon et Pomagalski (assemblage de plusieurs anciens téléskis des Arcs)
Construction du téléski de Plan Vert 2 par Pingon
Démontage du TK Côte 3000, six ans après sa construction


1979-1980 :
Construction du télésiège du Saint Jacques, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Grand Renard, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège des Villards, 3 places par Pomagalski
Construction du téléski du Lac des Combes 1 par Pomagalski


1980-1981 :
Construction du télésiège du Pré Saint Esprit, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège des Combettes, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Dou de l'Homme, 3 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Charvet, 3 places par Pomagalski
Construction du téléski du Lac des Combes 2 par Pomagalski
Construction du téléski du Vezaille par Pomagalski
Raccourcissement (par le bas) des téléskis de la Cachette (accès par TK Charmettes, TS Combettes ou TK Pierre Blanche)


1981-1982 :
Construction du téléphérique de l'Aiguille Rouge, 70 places par Habbeger : accès au sommet de l'Aiguille Rouge à 3226m d'altitude !
Suppression de la station intermédiaire du télésiège Mont Blanc, au niveau de l'hôtel Beguin.


1985-1986 :
Construction du télésiège débrayable des Villards, 4 places par Pomagalski (1er TSD4 des Arcs)
Construction du télésiège de Comborcière, 3 places par Pomagalski (ancien TS3 des Villards)
Remontage de l'ancien téléski de Comborciere aux Bosses
Démontage du TS3 des Villards
Démontage du TK de Comborcière


1986-1987 :
Construction du télésiège de l'Arpette, 3 places par Pomagalski
Raccourcissement du télésiège 2 places de Clair Blanc, qui s’appelait Arpette, avant cette modification
Début des travaux, début de la procédure pour le chantier du funiculaire Arc en Ciel par Von Roll


1987-1988 :
Construction du télésiège du Charmettoger, 4 places par Montaz Mautino
Construction du téléski de l'Eldorador, par Poma (Coeur de station d'Arc 2000)


1988-1989 :
Construction du télésiège du Jardin Alpin, 4 places par Pomagalski
Construction du télésiège des Lanchettes, 4 places par Pomagalski
Ouverture du funiculaire Arc en Ciel au public le 23 février 1989


1989-1990 :
Construction du télésiège débrayable de la Cachette, 4 places par Pomagalski
Construction du télésiège du Clocheret, 4 places par Pomagalski
Démontage du TS2 Courbaton (fiche) et des TK Cachette 1&2, Charmettes et Biottey


1990-1991 :
Construction du télésiège débrayable des Plagnettes, 4 places par Pomagalski
Début de la construction de la télécabine du Transarc, 15 places, par Leitner
Equipement des fronts de neige d'Arc 1600&1800 avec plus de 50 regards
Démontage du TPH des Arcs, reliant Bourg Saint Maurice à Arc 1600, un an après la mise en service du funiculaire
Démontage des TK des Plagnettes 1&2


1991-1992 :
Inauguration de la télécabine du Transarc, début février 1992
Construction du téléski des Granges
Les Arcs accueille les Jeux Olympiques d'Albertville, avec sa piste de kilomètre lancé


1995-1996 :
Construction du télésiège du Grand Col, 4 places par Pomagalski
Construction du téléski du Col de la Chal, par Pingon (ancien téléski du Grand Col)
Démontage des TK du Grand Col 1&2


1996-1997 :
Démontage du TK Col de la Chal


1997-1998 :
Démontage du TK Clocheret


1999-2000 :
Construction de la télécabine du Varet, 8 places par Pomagalski
Démontage du TS3 Dou de l'Homme et TK Lac Marlou 1&2
Transformation des TK Baby 1600 et Granges par des fils neige


2000-2001 :
Construction du téléski des Rhodos (Station d'Arc 2000) par Doppelmayr
Construction du réservoir du col de la Chal (volume de 6000mcube)
Achat de 30 enneigeurs (pistes Cachette, liaison 1600/1800, Gds Mélèzes)
le 6 et 7 janvier, organisation de la coupe du monde (Géant et Slalom Hommes) sur la piste de la Cachette


2001-2002 :
Télécabine du Varet, augmentation du débit (2150 à 2800pers/h) avec l'ajout de 16 nouvelles cabines
Création d'un petit réservoir au départ du TS Col des Frettes (volume de 350mcube)
Achat de 30 enneigeurs (pistes Gd Renard, liaison 1600/1800, Gds Mélèzes
)

2002-2003 :
Construction du télésiège débrayable de la Vagère, 6 places par Garaventa
Raccourcissement du télésiège du Carreley, par Pomagalski
Début de la construction du téléphérique Vanoise Express (liaison Paradiski avec le domaine de la Plagne)
Démontage TS3 Charvet, TK Charvet, Col des Frettes et Vagère 1&2


2003-2004 :
Construction du télésiège débrayable du Bois de l'Ours, 6 places par Pomagalski
Construction du télésiège débrayable des Marmottes, 6 places par Garaventa
Construction de la télécabine Va&Vient du Cabriolet, 16 places par Pomagalski (Prototype)
Démontage TS3 Bois de l'Ours (fiche), TK Marmottes et Plan Vert
Ouverture du nouveau village d'Arc 1950 (3500 lits à terme)
Inauguration du téléphérique du Vanoise Express, un évènement majeur pour la montagne ! ! !


2004-2005 :
Mise en place de la billetterie Ski Main Libre avec l'installation de 63 bornes aux départs des principales remontées


2005-2006 :
Construction de la télécorde du Lapin (Arc 1800) par Pomagalski
Démontage du TS3 Carreley
Extension de la neige de culture (Villards et Sources)
Fin de la mise en place de la billetterie Ski Mains Libres aux départs des secondes lignes


2006-2007 :
Construction du télésiège débrayable de l'Arcabulle, 6 places à Bulles par Pomagalski
Raccourcissement du télésiège débrayable des Plagnettes par Pomagalski
Démontage du TK des Bosses
Extension de la neige de culture (Sources, Plan des Eaux, Marmottes, Liaison 1950, Snowpark, Grand Renard)


GRANDS CHANTIERS

L'Arc en Ciel, le métro des neiges des Arcs : 7 minutes, c'est la durée nécessaire pour relier le fond de la vallée avec sa gare gare sncf au domaine skiable des Arcs à 1600m d'altitude.

Trois années de travaux, le choix de l'appareil a été décidé courant l'automne 2006 ; l'ouverture au public sera elle poussée au 26 février 1989. Au départ de Bourg Saint Maurice, à quelques mètres des quais SNCF (gare internationale de Bourg Saint Maurice) avec les TGV venant de Paris en 4h40, les Eurostars depuis la gare de Londres, les Thalys depuis Bruxelles ou les Pays Bas, le funiculaire relie ainsi en 7 voire 10 minutes la capitale de la Haute Tarentaise, à 800m d'altitude à la station d'Arc Pierre Blanche, surplombant le bassin borain, la premiere station des Arcs construite en 1968. Le choix de cet appareil inovant (cf funiculaire de Val d'Isère ou les appareils à crémaillère en Suisse) offre la possibilité de desservir le village de Courbaton à 1000m d'altitude, et les Granges à 1200m. Grâce au funiculaire, les pistes des Granges ont été maintenues, car ni la SMA, ni la mairie de Bourg auraient investi sous Arc Pierre Blanche dans un espace de ski trop bas et mal exposé ! Pour les débutants, un téléski a été maintenu à la gare intermédiaire des Granges, ouvert de décembre à fin mars et accessible gratuitement !

 

Le funiculaire, c'est de 7 à 10 minutes de trajet, dans des rames accueillant 276 personnes exactement. A 12 m/s, le funiculaire connait peu d'attente, mais attention aux horaires, un départ est programmé toutes les 20 minutes (toutes les 10 minutes en heures de pointe et pendant les vacances scolaires) Il fonctionne été comme hiver, place au VTT l'été, place aux skis l'hiver... Chaque année, c'est près de 600000 personnes qui prennent le funiculaire, il parcourt la distance de 41 846 kms soit plus d'une fois le tour de la Terre...

 

Zoom Passage du funiculaire au dessus de la route des Arcs
Zoom A Arc 1600, avec l'ancien pylône du téléphérique des Arcs
Zoom Inauguration à Bourg Saint Maurice
Zoom Construction de la gare amont
Zoom  
Zoom Passage au dessus de l'Isère
Zoom  

Le principe de fonctionnement est très simple : chacun des deux véhicules est accroché au câble tracteur, qui passe dans des poulies activées par le groupe moteur/réducteur. Un câble lest garantit la tension de l'ensemble. Le groupe moteur/réducteur active la rotation des poulies qui assurent le déplacement du câble tracteur. Le funiculaire est donc de type pendulaire, ainsi, les véhicules partent exactement en même temps (c'est le véhicule du haut qui lance l'opération de marche) et se croisent au milieu grâce à un évitement de voie.

 

A l'automne 1986, le choix de la liaison Bourg Saint Maurice/Arc 1600 s'est porté sur un funiculaire. Il aura fallu deux ans et demi d'éfforts pour que le funiculaire commence son premier service public le 23 février 1989. Après de minutieux examens, les travaux du funiculaire commence et c'est plus de 2900 mètres de voies, des câbles tracteurs de 7cm de diamètre et des véhicules d'une masse de 48 tonnes, soit 8 éléphants...

 

Ce métro des neiges, construit en même temps que le Funival à Val d'Isère permet ainsi d'offrir l'exclusivité aux Arcs de relier son domaine à la gare SNCF en 7 minutes, soit un bonus inégalable...

 

 

La télécabine du Transarc, une liaison directe depuis Arc 1800 au sommet de la vallée de l'Arc :

Au départ de la station d'Arc 1800, village des Villards, la télécabine du Transarc est composée de deux tronçons et permet de rejoindre directement depuis le centre d'Arc 1800 le col de la Chal à 2600m d'altitude, sommet de la vallée de la Chal, dominée par l'Aiguille Grive et le massif de l'Aiguille Rouge. La montée se fait à 5m/s, et dure enciron 20 minutes.

 

Construite entre mai 1990 et décembre 1991, la télécabine du Transarc est la colonne vertébrale du domaine, situé au centre du versant de 1600/1800 et de Peisey Vallandry, assurant une liaison avec la vallée de l'Arc du début à la fin de saison, remontée aussi ouverte pendant la saison estivale accessible aux VTT et aux piétons.

Elle donne accès en hiver à 11 pistes tous niveaux, un accès direct au télésiège du Grand Col, une descente express vers Arc 1950, Arc 2000 et la télécabine du Varet. En été, on peut descendre 5 pistes VTT moyennes à difficiles.

 

La construction s'est étalée sur deux années consécutives. La réalisation de la ligne a été très longue (près de 40 pylônes) et la construction des 4 gares et le garage de plus de 100 cabines classe le Transarc comme l'une des plus grosse remontées du domaine.

 

 

La télécabine du Varet, un accès rapide, panoramique et confortable pour l'Aiguille Rouge : 10 minutes, c'est le temps de trajet depuis Arc 2000 (2100m d'altitude) au sommet de l'Aiguille Rouge à 3226m d'altitude...

Depuis 1982, le sommet des Arcs est désormais l'Aiguille Rouge... L'Aiguille Rouge fait est dans la partie Nord du massif du Mont Pourri et culmine à 3226m d'altitude. Depuis 1982, les Arcs offrent un accès par le télésiège du Dou de l'Homme (désormais la télécabine du Varet) puis par le téléphérique de l'Aiguille Rouge à un domaine de très haute altitude, avec les glaces et crevasses du Varet, les falaises et barres rocheuses surplombant le vallon du Grand Col, deux magnifiques pistes dont la piste de l'Aiguille Rouge avec ses 7 kilomètres de descente jusqu'à Villaroger (1200m d'altitude) et une série de couloirs tous aussi différents que fous dévalant jusqu'à Arc 2000 ou Villaroger...

 

Mais, le télésiège du Dou de l'Homme arrive à saturation (20min de queue facile), peu pratique l'été pour les piétons et les VTT, lent et inconfortable... Il faut donc envisager le changement, et la SMA lance un projet de réaménagement dès l'été 1998. Le choix se porte sur un télésiège débrayable 8 places ou une télécabine 8 places avec des cabines innovantes... Poma se trouve donc confronter à réaliser un rpket avec des remontées prototypes... Finalement, pour un meilleur confort été comme hiver, le dou de l'homme se transforme en télécabine du Varet, avec des cabines 8 places, une vue panoramique sur Arc 2000 et le massif du Mont Blanc et un temps de parcours réduit à 5minutes au lieu de 15... De plus, le départ se situe à proximité de la station d'Arc 2000 !

 

50 millions de Francs, c'est le prix pour un appareil de ce type, et il faudra près de 20 ans pour la rentabiliser ! Pomagalski, le grand constructeur français basé à Grenoble (38) a mis en place cette année là, de nouvelles cabines plus fonctionnelles, plus grandes et plus confortables. Les cabines PALACE8 sont alors nées grâce à la télécabine du Varet (et la télécabine à Valloire (73) ) 6m/s par seconde, le Varet devient la troisème remontée la plus rapide des Arcs après le funiculaire et l'Aiguille Rouge. Les deux gares sont constituées de gare Phoenix, mais la particularité se trouve en gare amont, puisqu'un garage enterréré a été construit pour le rangement des cabines et le poste de secours. Le quai d'arrivée est désormais au même niveau que la gare du téléphérique, fini la petite marche de 5/10min pour rejoindre l'escalier de l'Aiguille. Enfin, dans le projet, c'est les deux téléskis du Lac Marlou et le télésiège du Dou de l'homme, soit 60 pylônes remplacés par seulement 19 pylônes. Un gain pour l'environnement, un gain pour le confort et un gain de temps sur les pistes...

 

Mise en place des cabines Palace8
Construction de la gare G2 et de son garage
Ferraillage de la gare G1
Vue d'ensemble G2 et téléphérique Aiguille Rouge
Gare G1 en construction
Arrivée G2
Arrivée G2, en cours d'habillage de la gare

Depuis décembre 1999, au sommet de la télécabine du Varet, on a la possibilité de descendre sur 3 noires (Dou de l'Homme, Crêtes et Lanches), une rouge (Arandelières), une bleue (Vallée de l'Arc) ; on a un accès direct au TS Grand Col, au TPH Aiguille Rouge et au stade de kilomètre lancé...

L'été, le télécabine fonctionne aussi et vous offre l'accès au sommet panoramique classé 3 étoiles par le guide michelin, et à un chemin VTT vers le Lac Marlou...

 

 

Le premier télésiège débrayable 6 places des Arcs, la Vagère : au départ de la station d'Arc 1800, le télésiège de Vagère a révolutionné le domaine d'Arc 1800, en offrant un espace de ski propre desservi par télésiège débrayable.

Avant 2002, le domaine de 1800 avait énormement de mal à garder les skieurs, et les files d'attente étaient au départ assez impresionnantes (pendant les vacances de février, plus de 30min d'attente au TS Carreley et au TC Transarc 1 ; 10min au TSD Villards, 20min aux départs des TS/TK gratuits du Charvet) Le télésiège de Vagère a entraîné la suppresion de 5 remontées mécaniques (téléski et télésiège du Charvet, téléskis doubles de la Vagère, téléski du Col des Frettes) et le raccourcissement du télésiège du Carreley pour offrir une zone débutante, gratuite et éclairée en soirée !

 

Après 2002, au départ d'Arc 1800, on retrouve le TSD Vagère (10min d'attente au maximum pendant les vacances), le TSD Villards (même pas 5min pendant février) et TC Transarc (avec 15min grand maxi) Ainsi, on peut plus fcailement faire des rotations sur le domaine de 1800, et la gamme de pistes à l'arrivée du TSD Vagère est impressionnante (7 pistes rouges -Carreley, Col des Frettes, Froide Fontaine, Golf, Vagère et Stade de Slalom-, 3 pistes bleues -Arpette, Grds Mélèzes, Villards- et des accès directs vers le snowpark, les domaines de 1600, Peisey Vallandry, TPH Vanoise Express, et vers les appareils de liaison vers 2000 au nombre de 4 contre 2 depuis l'ancienne arrivée du TS Carreley)

 

 
Les premiers essais, en novembre 2002
G1 en cours de finition
Héliportage
Mai 2002, les travaux débutent en G1
G2, naissance d'une nouvelle gare
G2, début septembre, avec les premières neiges
La nouvelle grenouillere d'Arc 1800
Terrassement de la gare aval G1

Mission accomplie, le télésiège de Vagère est victime de son succès, et avec un confort inégalable, le télésiège de Vagère répond parfaitement à la demande !

 

 

ARCHIVES

Reportage sur la construction du Vanoise Express, datant de Novembre 2003. Emission E=m6, sur m6. C'est ICI (clic droit, enregistrer la cible sous)

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